Biographie de Matt

«Fallait pas me sous-estimer / J’suis pas là pour figurer » assène « De retour », cinglant premier single tiré de « Player », nouvel album de M.POKORA.

A tous ceux tentés de ne voir dans le triomphe (650 000 disques vendus, 3 nominations aux NRJ Music Awards) de son premier opus « M.POKORA » et sa brochette de tubes « Showbiz (The Battle) », « Elle me contrôle » et « Pas sans toi »,  qu’un one-shot manufacturé, le tatoué le plus sexy du R&B français répond par une rafale de bombes prêtes à squatter les cœurs et les ondes.

Avec ce félin blond, de tout juste 20 ans, la France tient peut-être son premier entertainer, ce type d’artiste complet jusque-là envié aux Américains. Chanteur-danseur-auteur-compositeur, M.POKORA grandit en s’inspirant du professionnalisme en vigueur outre-Atlantique, sans renier l’insouciance de sa jeunesse.

Pas un hasard si le gamin de Strasbourg ne se remit jamais tout à fait de la claque Michael Jackson. Avec l’album Bad, découvert à 7 ans, Matthieu pouvait s’émerveiller de la polyvalence du « King of pop », Fred Astaire de la génération funk, chanteur d’exception, capable de transcender les frontières des genres.

En autodidacte, cet excellent footballeur se met à la danse avant son dixième anniversaire, au chant à 12 ans, avant de s’essayer à l’écriture et à la compo quatre ans plus tard. D’abord fan de rap français (initié aussi au rock par son frère),  Pokora se passionne vite pour la scène Hip hop et R&B américaine, déterminante pour son obsession du divertissement novateur, du sex appeal à grand spectacle.

Des expériences de groupes « Mic’Unity », puis les Linkup « popstarisés » compléteront la formation de cette bête de scène et de travail. Depuis l’émancipation de Robbie Williams et de Justin Timberlake (auquel on a souvent comparé M. Pokora), on sait qu’on peut prendre au sérieux les fortes personnalités en rupture des boys band. « Player » prouve qu’en prenant les choses en main, Matthieu dispose d’atouts majeurs.

Dans le choix de ses fournisseurs de sons, le jeune Français s’est adressé d’abord à ceux capables de booster sa production au niveau d’invention et de puissance des plus grosses pointures US. Le toujours complice DJ E.Rise, mais aussi les Belges de Bionix, Chyns de l’écurie Royal Wear, Dalvin, les Suédois de D Town et même le groupe néo-métal Le son des Anges ont su s’adapter à la diversité revendiquée de M.POKORA.

Car au-delà de sa quête de sons affûtés, le jeune homme a cherché à varier les plaisirs. Bien sûr, les filles restent les muses principales des stars du R&B, mais il existe tant de façons de les séduire. Matthieu sait les provoquer « STP », les allumer en douceur « Cynthia » ou à coups de reins up-tempo un « Cette fille » très Neptunes/Timbaland, le dancehall mélodieux de « Oh la la la (Sexy Miss) », featuring le Jamaïcain Red Rat, dans la lignée d’ « Elle me contrôle », mais aussi ronronner en matou romantique dans « Ce soir, je lui dis tout » sur le thème de la frustration amoureuse.

Plus grave, ce garçon pudique peut prendre le temps d’écrire une lettre surprise à sa mère  « Regarde maman », ou de réfléchir à la violence des hommes la ballade métallique « Mal de guerre ». Mais rien n’inspire autant ce danseur virtuose bientôt en tournée que le bonheur de vivre et de se divertir. En joueur racé, en « Player », sachant ne pas se prendre au sérieux.

 

 

 

 

 

Source: www.m6.fr

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